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L'humusation

Mis à jour : avr. 24

Et si l’avenir des funérailles… c’était l’humusation?!...

On entend souvent "Je ne veux pas être enterré(e), ni incinéré(e)!" Qu'elles qu'en soient les raisons, en dehors de ces deux modes de sépulture pour lesquels les conditions sont prévues par la loi, il est possible de donner son corps à la science. Mais ce n'est pas toujours non plus l'alternative idéale.


A l’heure où le monde entier prend conscience de l’impact de la société de consommation sur l’environnement, nous devons faire tout notre possible pour limiter nos émissions de carbone et en même temps, nous pouvons « compenser ». Et si à notre mort, suffisamment d’arbres étaient plantés pour qu’en 20 ans, ils aient absorbé la quantité de carbone que nous aurions produit au cours de notre vie?

L’humusation est la seule pratique naturelle. Rendons à la Terre ce qu’elle nous a offert. Cela résoudrait tous les problèmes : manque de place dans les cimetières, difficulté d’exhumer, entretien de la tombe, cimetières minéralisés lugubres, empreinte carbone élevée de l’inhumation et de la crémation, gestion des maladies contagieuses… Il suffit de poser le corps sans vie sur un lit de copeaux de bois et de feuillages, que l’on recouvre avec ces mêmes éléments naturels. Ainsi la dépouille est respectée et devient un terreau fertile pour replanter des arbres dans la forêt ou autres terrains à reboiser. Une plaque en bois pourra indiquer l’arbre sous lequel venir se recueillir.

Pour être cohérent, lorsqu’il y aura humusation, il n’y aura pas de soins de conservation (à base de formol) mais une préparation naturelle du corps ; pas de cercueil mais éventuellement un linceul ; pas de caveau en béton mais uniquement des végétaux ; pas d’ornements artificiels mais plutôt des matériaux naturels provisoirement installés le temps de la transformation…

En résumé :

Les avantages de l’humusation par rapport à l’inhumation (enterrement) et la crémation (incinération) et même par rapport à d’autres procédés existant à l’étranger tels que l’aquamation et la promession :

  • + écologique : préserver les nappes phréatiques, moins de machines, de transport uniquement ce que la nature offre…

  • + psychologique : prendre acte du statut du défunt, l’accompagner jusqu’au bout, prendre acte de la séparation, reprendre notre place dans le cycle de la vie …

  • + économique : moins de matériaux, moins de transports de marchandises, moins de prestations…

https://www.youtube.com/watch?v=ZJmTk49ej0Q

L’humusation, c’est revenir à l’essentiel.

Comment faire ?

Pour être réalisé, ce procédé doit être en accord avec la loi qui n’avait pas prévu un mode de sépulture naturel. Alors pour pouvoir être transformé.e en humus, et que la mort donne la vie, plus efficace qu’une pétition : envoyer à son Maire ses dernières volontés que la loi impose de respecter* (sur papier libre ou à télécharger sur humusation.org). Cela montrera que non seulement vous soutenez le projet mais que vous y adhérez au point de vouloir opter pour ce mode de sépulture à votre décès...

* CGCT - Loi du 15 novembre 1887 sur la liberté des funérailles - Article 3 Modifié par Loi 96-142 1996-02-21 art. 12 19° JORF 24 février 1996 « Tout majeur ou mineur émancipé, en état de tester, peut régler les conditions de ses funérailles, notamment en ce qui concerne le caractère civil ou religieux à leur donner et le mode de sa sépulture. »



Sandra ROLLAND,

Consultante Funéraire,

Fondatrice de Mes Funérailles, Naturellement


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